Une formation RSE diplômante délivre un diplôme national (licence professionnelle, master) ou un titre certifié inscrit au RNCP, alors qu’une formation courte ne donne qu’une attestation de suivi. La plupart de ces parcours se situent au niveau bac+5, mais il en existe dès le premier cycle et pour les personnes en reprise d’études. Cet article passe en revue les niveaux, l’admission, le financement et les métiers que chaque diplôme permet de viser.
Diplôme, titre RNCP ou certificat : ce qui rend une formation RSE diplômante
Un diplôme national est délivré au nom de l’État par une université ou un établissement habilité. Un titre inscrit au RNCP est décerné par une école ou un organisme, mais reconnu par l’État et classé selon un niveau de qualification.
Le mastère spécialisé et le MBA sont des labels d’école. Ils ne constituent pas forcément un diplôme d’État, et seul le répertoire permet de savoir si la formation est reconnue.
Une formation courte certifiante, elle, valide une compétence précise sans ouvrir droit à un niveau de diplôme. Avant de s’inscrire, une vérification suffit : chercher l’intitulé exact de la certification dans le RNCP, géré par France Compétences. Si la fiche existe, le niveau et la date de validité y figurent.
Les parcours du bac+2 au bac+3 : se spécialiser tôt
Le premier cycle ne propose pas de cursus intitulé « RSE » à proprement parler. On y trouve plutôt des BTS et des BUT à coloration environnement ou qualité, puis des licences professionnelles orientées développement durable ou qualité, sécurité, environnement.
Ces parcours mènent à des postes d’assistant ou de technicien : suivi d’indicateurs environnementaux, appui au responsable qualité, préparation de dossiers de certification. Ils conviennent à qui veut entrer vite dans la vie active, avec la possibilité de poursuivre ensuite en master.
Le bac+5, niveau de référence des métiers de la RSE
L’essentiel de l’offre se situe au niveau bac+5. Les masters universitaires en management, en droit ou en gestion des ressources humaines proposent des parcours RSE, tout comme les titres RNCP de niveau équivalent délivrés par les écoles.
Ces cursus durent deux ans après la licence. Ils alternent cours, études de cas et stage, et beaucoup acceptent l’alternance, qui permet de se constituer une première expérience en entreprise avant même le diplôme.
Le choix de la mention compte plus que l’intitulé du parcours : un master de droit prépare à la conformité et aux obligations de reporting, un master de gestion à la stratégie et au pilotage des indicateurs, un master de ressources humaines aux enjeux sociaux de l’entreprise.

Reprise d’études et reconversion : MBA, formation continue et VAE
Un salarié ou un cadre peut viser un diplôme sans reprendre un cursus initial. Les universités et les écoles ouvrent leurs masters en formation continue, souvent en cours du soir, le week-end ou à distance.
Le MBA exécutif s’adresse aux cadres expérimentés. Un MBA consacré à la RSE n’a de valeur diplômante que si le titre est inscrit au RNCP : il faut donc contrôler la fiche avant de payer.
La validation des acquis de l’expérience (VAE) permet d’obtenir tout ou partie d’un diplôme sur la base d’une expérience en lien avec le titre visé, devant un jury. Pour un chargé de mission qui exerce déjà, c’est souvent la voie la plus courte.
Si l’objectif est d’abord de changer de métier rapidement, une formation courte de reconversion peut servir de première étape, à condition de ne pas la confondre avec un diplôme.
Admission et financement : CPF, alternance, transition professionnelle
L’accès à un master suppose en général une licence, avec un dossier, des résultats et un entretien de motivation. Les candidats en reprise d’études peuvent faire valoir leur expérience professionnelle.
Plusieurs financements se combinent selon la situation :
- L’alternance, en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, rend la formation gratuite pour l’étudiant et la rémunère.
- Le compte personnel de formation finance les formations inscrites au RNCP ou au répertoire spécifique. Le compte est crédité de 500€ par an, dans la limite de 5 000€, pour un salarié travaillant au moins à mi-temps, et de 800€ par an (8 000€ au plafond) pour un salarié non qualifié.
- Le projet de transition professionnelle, le plan de développement des compétences de l’employeur ou une aide de France Travail complètent le dispositif pour les salariés et les demandeurs d’emploi.
Un master coûte bien plus que les droits annuels du CPF : il faut donc le cumuler avec un autre financement. Pour connaître le détail de ces droits, voir les droits du compte formation, et le CPF après 55 ans pour les salariés expérimentés.
Quels métiers viser selon le diplôme obtenu
Le niveau du diplôme conditionne le poste. Avec un bac+2 ou un bac+3, on vise des fonctions d’appui : assistant RSE, technicien qualité-environnement, adjoint au responsable QSE.
Le bac+5 ouvre les postes de chargé de mission RSE, qui met en oeuvre les actions et collecte les données, et de responsable RSE, qui définit la stratégie, pilote le reporting et rend compte à la direction.
D’autres débouchés existent hors de l’entreprise : le consultant RSE accompagne plusieurs clients dans leur démarche, et l’analyste en notation extra-financière évalue les entreprises pour des investisseurs. Ces deux postes demandent le plus souvent quelques années d’expérience.

Au moment de choisir, le critère le plus fiable reste la fiche RNCP : niveau, date de validité et éligibilité au CPF y sont indiqués. Une formation qui n’y figure pas ne conduit pas à un diplôme reconnu.

